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La Tour de l’Horloge

C’est à la fin du XVIème siècle que la Communauté de Salon décide de faire édifier une tour surmontée d’une horloge, à la place de la porte Farreiroux. L’emplacement est choisi, logiquement, dans le sens du vent dominant, pour une meilleure propagation du son.

En 1626, après démolition de l’ancienne porte massive, un contrat est conclu avec les maçons Sautel père et fils et Joseph Portau. Malgré quelques litiges entre les maçons et la Communauté, les deux étages initialement prévus sont terminés en 1630.

La terrible épidémie de peste qui emporte la moitié de la population salonaise (1567 morts sur 3097 habitants !) interrompt alors les travaux.

C’est bien des années plus tard que les consuls de l’époque décident la construction d’un troisième étage, car la construction apparaît trop massive et le son se propage mal. Il est achevé en 1664.

C’est à la fin du XVIème siècle que la Communauté de Salon décide de faire édifier une tour surmontée d’une horloge, à la place de la porte Farreiroux. L’emplacement est choisi, logiquement, dans le sens du vent dominant, pour une meilleure propagation du son.

Le campanile, un des plus beaux de la région, est réalisé par un serrurier de Salon, Joseph Rolland. Quant à l’horlogerie, elle est confiée aux frères Quintrand de Lambesc qui prévoient aussi un mouvement indiquant les phases de la lune !

Charles Couchon peint les cadrans et les lunes. Enfin les trois cloches, d’un poids total de 2563 kg sont l’œuvre des fondeurs Daignac et Souchet.

Les pièces comptables conservées aux archives nous enseignent que la Tour et l’Horloge ont coûté 11 161 livres (soit environ 335.000 €) pour la maçonnerie, l’horlogerie, le campanile et les cloches.

L’édifice, à trois corps superposés et en retrait, rappelle le style des tours chinoises, en dépit de l’architecture ionique de la partie inférieure.  Dans l’écusson au-dessus de la porte figuraient les armes royales.  En 1792, elles sont remplacées par l’inscription « la loi ».

L’horloge fonctionne à la satisfaction générale pendant environ un siècle, puis des réparations de plus en plus fréquentes s’avèrent nécessaires, si bien que, en 1785, le remplacement du mécanisme est décidé. On fait pour cela appel au sieur Perrard « horloger en grand de la ville d’Aix ».

Après quelques petites réparations au début du XIXème siècle, une nouvelle remise à neuf de l’horlogerie s’impose. Elle sera l’œuvre, en 1890, des frères Delalande, de St Germain en Laye.

Le tremblement de terre de 1909 n’a pas épargné l’horloge, qui s’arrête à l’heure fatidique de 9h10 (du soir). Il faudra attendre 1912 pour la voir réparée, de même que le bâtiment.

C’est la même année que le beffroi et la cloche sont classés Monuments Historiques. Quant à la tour, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire en 1926.

En 1960, le mouvement est couplé avec l’horloge « mère » de l’Hôtel de Ville. La dernière grande restauration a eu lieu en 2003.