[Actualités]
Histoire et Patrimoine
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 > Historique de Salon-de-Provence  
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La cité commerçante de Salon-de-Provence et son terroir ont plus de deux mille ans d'histoire. Durant la période préhistorique, la Provence est peuplée par les Ligures et divisée en confédérations. Le terroir salonais appartient à celle des Salyens, qui occupent les hauteurs de la région où ils pratiquent l'élevage du mouton et le commerce du sel.
 
 
Vers 125 avant J-C, les Romains assèchent les marécages autour de la Touloubre et fondent un castrum sur le rocher du Puech qui devient une étape fortifiée sur la voie aurélienne. La population locale vient alors s'installer autour de ce fort.
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A l'époque médiévale, « la villa Sallonne » fait partie du Saint Empire romain germanique, ce qui explique que le château construit à la place de l'ancien castrum porte le nom d' Emperi.
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Les empereurs délèguent rapidement leur pouvoir aux archevêques d'Arles qui deviennent les seigneurs de Salon.
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La cité y perd une partie de ses libertés et il lui faut attendre 1404 pour obtenir la reconnaissance officielle d'une organisation municipale (bulles des papes Grégoire XI et Benoît XIII).
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Sous la domination des comtes de Provence dont le fameux "bon roi René", Salon connaît au XVe siècle une embellie économique.
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Mais à la mort du roi René en 1481, la Provence est rattachée au royaume de France.
L'autorité du roi va s'affirmer aux dépens de celle de l'archevêque d'Arles. Le XVIe siècle est à Salon comme dans toute la France, le théâtre des guerres de religion. Cependant, deux fortes personnalités vont se distinguer.
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En 1547,Michel de Nostredame s'installe à "Sallon de Crau" et y rédige ses célèbres Centuries.  Il est le contemporain d'Adam de Craponne, le bienfaiteur de Salon. Cet ingénieur-hydraulicien fait dériver une partie de l'eau de la Durance dans un canal achevé en 1559. Cette irrigation régulière va apporter la richesse à notre terroir.
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En 1564, Salon reçoit Charles IX et sa mère Catherine de Médicis.  A cette occasion, le roi accorde à la ville de nouvelles armoiries "un léopard de sable rampant en champ d'or, tenant au milieu de ses pattes sans toutefois toucher, un écusson d'azur dedans lequel il y aura une fleur de lys d'or". Ces armoiries sont encore aujourd'hui le symbole de la ville.
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Le XVIIIe siècle voit l'implantation de manufactures de soie à Salon. Mais son essor économique se produit au XIXe siècle avec l'industrie : de nombreuses savonneries s'implantent, le commerce (huiles, savon, café) se développe et la ville s'enrichit. Les constructions d'hôtels particuliers et de châteaux sur les boulevards le prouvent.
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Aujourd'hui, deux savonneries sont encore en activité. Le commerce tient toujours une place prépondérante à Salon.
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La ville est le siège de l'Ecole de l'Air depuis 1938, et la présence de la Patrouille de France depuis 1964 a accru sa notoriété.
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 > L' Hôtel de Ville  
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L'Hôtel de Ville que nous connaissons est relativement récent, puisqu'il a été construit au XVIIe siècle, mais le besoin d'une maison commune se fait sentir dès les débuts de l'organisation municipale.
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La liberté de s'assembler, première revendication des habitants, est contestée par l'archevêque d' Arles, Seigneur de Salon ; elle leur est finalement accordée par le pape Benoit XIII en 1404. C''est ainsi que les Salonais obtiennent le droit d'élire leurs conseillers, au nombre de douze, dont deux maires-consuls , deux autres étant cependant nommés par l'archevêque.
 
Au Moyen Age, les assemblées municipales se tiennent soit dans l'église St Michel, soit dans la maison commune qui aurait été place de l'Ormeau.
Au début du XVIIe siècle, la maison de ville est située dans une impasse prés de la porte du Bourg Neuf, contre le rempart. Mais, étroite et vétuste, elle nécessite un agrandissement, décidé par le Conseil en 1654. La première pierre du nouvel édifice est posée le 19 avril 1655 par Pol de Grignan, alors premier consul de Salon. La façade principale qui a nécessité d'abattre une partie du rempart , s'ouvre sur l'extérieur, tournant le dos à la vieille ville.
 
La nouvelle maison commune est en pierres dorées, extraites de la carrière de la Valentine, qui contrastent avec le calcaire d'Orgon, trés blanc, des sculptures ornementales. C'est un monument de pur style classique, flanqué de deux échauguettes à la fonction purement décorative et couronné d'une élégante balustrade .
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Les fenêtres du premier étage sont surmontées de frontons sobres, tandis que celles du rez-de-chaussée sont ornées de moulures et d'écussons ou de coquilles. La fenêtre centrale, dont le balcon rappelle la balustrade du toit, est encadrée de deux statues de femmes, allégories de la Prudence et de la Tempérance.
 
Elle est surmontée de deux amours et d'un écusson où figuraient à l'origine les armes royales . Elles seront remplacées à la Révolution par l'inscription " La Loi", puis, au XIXe siècle par le léopard des armoiries données à Salon par Charles IX en 1564 qui figurent également sur la magnifique porte d'entrée en noyer.
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L'Hôtel de Ville connaît plusieurs grandes restaurations aux XVIIIe et XIXe siècle, et, bien sûr, après le tremblement de terre de 1909 qui avait détruit les balustres.
Plus récemment, un agrandissement est entrepris dans les années 75-87 : les immeubles contigus sont rachetés et reliés à la mairie, ce qui explique sa configuration un peu complexe, mais a permis à l'administration municipale de rester au centre ville et dans l'édifice de ses prédécesseurs.
 
Dans le hall d'entrée, on aperçoit d'abord une plaque commémorative aux morts de la guerre de 14-18, due au sculpteur Raymond Garnier, puis une maquette du mémorial Jean Moulin de Courbier.
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On accède aux étages par un escalier monumental en orme dont la montée est ponctuée de diverses oeuvres : le buste d'Adam de Craponne, par Abrard ; la copie de la vierge noire du Bourg Neuf, le vitrail cadeau de Wertheim, et un "Nostradamus" de Carmelo de la Furente, offert par Aranda de Duero.
 
Dans la salle Rostang de Cabre (du nom de l'archevêque qui donna à la ville ses statuts en 1293) se trouve une plaque commémorative apposée après le choléra de 1885 et "destinée à rendre hommage au dévouement des membres du comité de secours aux cholériques et à servir d'enseignement aux générations futures".
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 > La salle des Mariages dans l'Hôtel de Ville 
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Autrefois salle du Conseil, est particulièrement somptueuse avec son plafond à la française et ses magnifiques boiseries, chef d'oeuvre de Maurice Thadée Bernus en 1784, et classées Monument Historique.
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Le buste du Bailli de Suffren, a été sculpté la même année par Jean Joseph Foucou. Les consuls, voulant rendre hommage au célèbre marin, ont fait réaliser les deux oeuvres en même temps, le première devant servir d'écrin à la seconde.
 
La salle comportait à l'origine les portraits des rois de France.
Après la Révolution, ceux-ci ont été remplacés par ceux des plus illustres des Salonais :
  • Pierre d'Hozier, 
  • César de Nostredame, 
  • Robert de Paul de Lamanon, 
  • Louis de Pontis d'Urtis, 
  • le Bailli de Suffren, 
  • Jean de Suffren, 
  • Michel de Nostredame, 
  • Jean Baptiste des Galois de Latour, 
  • et, faisant face au premier magistrat, Adam de Craponne.
Les sièges du maire et des mariés, aux armoiries de Salon, ont été réalisés en 1962, tandis que la tapisserie d'Aubusson fut offerte au maire Jean Francou pour ses trente ans de mandat, en 1986Le cierge monumental est un cadeau de Wertheim, de même que l'armoire tabernacle. La salle du Conseil Municipal, située au 2e étage, est elle, de facture moderne.
 
Ainsi, l'Hôtel de Ville n'est pas seulement un très bel exemple d'architecture classique : il est le lieu où se rassemblent des oeuvres de toutes les époques, et où sont évoqués tous ceux qui ont apporté leur pierre à l'édification de notre commune.
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Salle des mariages
Remise en beauté

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En juin, le service communal du "Patrimoine bâti" a entrepris la rénovation du parquet en chêne de la salle des mariages.

Ce sol, témoin de nombreux événements heureux depuis une soixantaine d'années, exige une réparation tous les 15 ans.

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"Ces travaux ont nécessité une cinquantaine d'heures de travail avec le remplacement des lamelles endommagées, ponçage, lissage, puis quatre couches de vernis", a expliqué Daniel Pelenc, responsable technique de la société spécialisée "La Parquetterie Aixoise".

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Par cette rénovation, la nouvelle équipe municipale confirme sa décision de maintenir les cérémonies de mariage dans cette salle de l'Hôtel de Ville, qui demeure chère aux Salonais

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Rappelons que cette pièce est classée "Monument historique" avec ses plafonds à la française, ses murs en bois de Mélèze, agrémentée d'un buste du Bailli de Suffren et de 9 tableaux représentants d'illustres Salonais, dont Nostradamus et son fils César, Adam de Craponne.

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 > La Tour de l'Horloge 
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C'est à la fin du XVIe siècle que la Communauté de Salon décide de faire édifier une tour surmontée d'une horloge, à la place de la porte Farreiroux. L'emplacement est choisi, logiquement, dans le sens du vent dominant, pour une meilleure propagation du son.
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En 1626, après démolition de l'ancienne porte, un contrat est conclu avec les maçons Sautel père et fils et Joseph Portau. Malgré quelques litiges entre les maçons et la Communauté, les deux étages initialement prévus sont terminés en 1630.
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La terrible épidémie de peste qui emporte la moitié de la population salonaise (1567 morts sur 3097 habitants !) interrompt alors les travaux.
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C'est bien des années plus tard que les consuls décident la construction d'un troisième étage, car la construction apparaît trop massive et le son se propage mal. Il est achevé en 1664.
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Le campanile, un des plus beaux de la région, est réalisé par un serrurier de Salon, Joseph Rolland.
Quant à l'horlogerie, elle est confiée aux frères Quintrand de Lambesc qui prévoient aussi un mouvement indiquant les phases de la lune !
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Charles Couchon peint les cadrans et les lunes. Enfin les trois cloches, d'un poids total de 2563 kg sont l'oeuvre des fondeurs Daignac et Souchet.
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Les pièces comptables conservées aux archives nous enseignent que la Tour et l'Horloge ont jusque là coûté 11 161 livres (soit environ 335.000 € ) pour la maçonnerie, l'horlogerie, le campanile et les cloches.
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L'édifice, à trois corps superposés et en retrait, rappelle le style des tours chinoises, en dépit de l'architecture ionique de la partie inférieure.  Dans l'écusson au-dessus de la porte figuraient les armes royales.  En 1792, elles sont remplacées par l'inscription "la loi".
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L'horloge fonctionne à la satisfaction générale pendant environ un siècle, puis des réparations de plus en plus fréquentes s'avèrent nécessaires, si bien que, en 1785, le remplacement du mécanisme est décidé. On fait pour cela appel au sieur Perrard "horloger en grand de la ville d'Aix".
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Après quelques petites réparations au début du XIXe siècle, une nouvelle remise à neuf de l'horlogerie s'impose. Elle sera l'oeuvre, en 1890, des frères Delalande, de St Germain en Laye.
Le tremblement de terre de 1909 n'a pas épargné l'horloge, qui s'arrête à l'heure fatidique de 9 h10 (du soir). Il faudra attendre 1912 pour la voir réparée, de même que le bâtiment. 
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C'est la même année que le beffroi et la cloche sont classés Monuments Historiques. Quant à la tour, elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire en 1926.
 
En 1960, le mouvement est couplé avec l'horloge "mère" de l'Hôtel de Ville. La dernière grande restauration a eu lieu en 2003, sous le mandat de Michel Tonon.
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 > Le château de l'Emperi 
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Histoire : 
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Sur les derniers contreforts de la Trévaresse, au sommet du rocher du Puech se dresse la forteresse féodale de l'Emperi. Situé au coeur même de la ville de Salon-de-Provence, il occupe une position stratégique, dominant toute la plaine de la Crau.
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vuechateauLes premières étapes de construction datent du Xe siècle, où, dans une charte datée de 975, apparaît la première mention d'un « Castrum de Sallone », désignant le château. Jusqu'au XIIe siècle, les empereurs romains-germaniques y séjournent, d'où l'origine du nom du château, l'Emperi (l'Empire).
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Dès le XIIe, les Archevêques d'Arles le transforment en une forteresse qui ne tarde pas à devenir leur résidence préférée. C'est la raison pour laquelle il est rénové entre 1219 et 1275, période pendant laquelle la ville de Salon connaît l'apogée de sa prospérité au Moyen Âge.
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C'est au XIIIe siècle, époque où les grandes villes sont en plein essor, que le château devient le monument que l'on connaît aujourd'hui. Au siècle suivant, plusieurs évènements secouent la Provence.

En
1348, la peste noire décime la population et les guerres civiles dévastent la région. Le château subit alors plusieurs destructions et sièges. Au cours de ce siècle, le château est modifié une nouvelle fois afin de renforcer ses défenses. Le Pape Grégoire XI, fuyant la peste, y trouve un refuge momentané.
Entre le XIVe et le XVIe siècle, le château prend son aspect quasi définitif. D'abord avec le cardinal Pierre IV de Foix, qui embellit la résidence, puis avec l'archevêque Jean Ferrier qui, pendant la Renaissance, fait restaurer le château et le dote de la belle galerie de la cour d'Honneur.
 
Le XVIe fut pour la Provence, comme pour tout le Royaume un siècle de guerres civiles. Le château fut assiégé plusieurs fois. Henri d'Angoulême, duc de Vendôme Grand Prieur de France pour l'ordre de Malte, nommé gouverneur de Provence par le roi, apporte des modifications aux appartements.
En 1580, la Grande peste décime une partie de la population de Salon et le château connaît quelques modifications mineures destinées à le mettre en état de supporter de nouveaux sièges. A partir du XVIIe siècle, le rôle militaire du château est terminé.
Il demeure la résidence des archevêques d'Arles, mais il est également utilisé par la ville pour y recevoir. Ainsi, c'est dans le château que les Consuls de la Ville de Salon accueillent le jeune Louis XIV.
 
En 1791, le château est vendu comme bien national et acheté par la Ville, dont il est, depuis, la propriété. Le dernier archevêque d'Arles, Monseigneur du Lau, est massacré l'année suivante à la prison des Carmes. Le château est transformé en tribunal de district et lieu d'assemblée de la Garde Nationale. Certaines parties sont transformées en prison. Dès lors, pour le château commence un lent déclin.
 
A partir des années 1830, le château est utilisé comme caserne pour y loger les troupes de passage, ce qui conduit la Ville à y faire effectuer les modifications nécessaires. A partir de 1860, une caserne est construite dans la basse-cour, qui est nivelée à 1,20 m en dessous de son niveau primitif. Le fossé qui défendait le château depuis le Moyen Âge est comblé au cours de ces travaux.
 
Dans les premières années de la IIIe République, en 1875, ce sont deux compagnies de dépôt des 2e et 4e régiments de zouaves, alors cantonnés en Afrique du Nord, qui viennent prendre garnison au château.
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En 1909, le tremblement de terre du 11 juin occasionne d'importants dégâts dans Salon et endommage gravement le château. La tour du pigeonnier est abattue la même année, afin de prévenir son effondrement sur les bâtisses situées en contrebas. Elle entraîne dans sa destruction un corps de logis médiéval, baptisé salle Jean III des Baux. Pour les mêmes raisons, la tour Rostang de Cabre est rasée au niveau de la courtine en 1911.
 
A partir de 1920, le château cesse définitivement d'être utilisé en tant que caserne et, à partir de 1926, il commence à abriter le musée du Vieux Salon en cours de constitution sous l'impulsion de Jean Blanchard.
En 1967, le musée du Vieux Salon ferme pour céder la place aux anciennes collections Raoul et Jean Brunon, qui viennent d'être acquises par le Musée de l'Armée et mises en dépôt à Salon par celui-ci.
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Architecture:
Contrairement aux autres grandes forteresses médiévales de Provence, la structure générale du château de l'Emperi est le résultat d'une longue période de construction.
Pour cette raison, il constitue un précieux répertoire des formes de l'architecture militaire en Provence au Moyen Âge.
Malgré les bouleversements dûs aux divers changements de destinations du monument, il est possible de se faire une idée des principales étapes de sa construction. L'utilisation très importante de couvertures de salles sous arcs diaphragmes est sans doute l'une des plus grandes originalités du château.
 
Les aménagements postérieurs nous ont laissé une chapelle basse sous croisées d'ogives, du XIVe siècle, ainsi qu'une galerie Renaissance et des décors muraux du XVIIe siècle, en partie masqués par les installations muséographiques.
 
Les découvertes récentes faites au cours de travaux montrent que le monument n'a pas encore livré tous ses secrets. La dernière étude scientifique, fondée à la fois sur l'exploitation des sources archivistiques et sur l'archéologie, a été menée en 1911 par Jules Formigé. Depuis, plus aucune étude de fond n'a été conduite.
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Depuis les années 2000, on a pu mettre en évidence la persistance de décors anciens dans le château, en particulier au dessus de la salle dite « du jeu de paume ».
De plus, au cours de travaux de rénovation ou d'examen du monument, on a pu révéler la présence de portes et de fenêtres correspondant aux aménagements du Moyen Âge et de la Renaissance, recouverts au moment de la transformation du château en caserne. Enfin, très récemment, l'une des rosaces de pierre de la chapelle castrale a été mise fortuitement à jour.
 
Par un passage voûté, on pénètre dans la Cour Nord, ou Cour de l'Emperi, la plus ancienne et celle qui a le plus souffert du tremblement de terre de 1909.
Aujourd'hui, elle abrite le « Jardin des simples », présentant les plantes médicinales, ainsi que les médecins de la Renaissance pouvaient en constituer. Celui-ci a été reconstitué d'après les formules notées par le célèbre médecin et astrophile salonais Michel de Nostredame, dit Nostradamus
Ainsi, en dehors des collections qu'il abrite, le monument peut donner lieu à des visites mettant en valeur son architecture.
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 > La Fontaine Moussue 
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La place où elle se trouve s'est successivement appelée : Place des Arbres , Place de la Grande Fontaine , et, plus récemment, Place Crousillat. 
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Mais les Salonais la désignent couramment sous le nom de "Place de la Fontaine Moussue". C'est dire que la fontaine en a toujours été le monument, le centre de gravité de la ville, le témoin de son Histoire.
 
La date de sa création n'a jamais pu être définie avec exactitude. Au XVIe siécle , elle existait déja .
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Le calme qu'on y apprécie aujourd'hui ne régnait pas le 28 août 1588, c'est le moins qu'on puisse dire. En pleine guerre de religion, une sédition populaire éclata prés de la fontaine et le Consul de Salon d'Eyguesier y livra bataille contre les émeutiers.
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En effet, à cette époque, profitant de l'éloignement du gouverneur de Provence le duc de la Valette, Jean de Cordes, chef des ligueurs en lutte contre le Roi (guerre civile qui dura 13 ans, de la mort d'Henri III à la conversion d'Henri IV), rallia une grande partie de la population, et l'émeute éclata place des Arbres. Le Consul dut se replier et se réfugier au château de l'Emperi.
 
fontainemoussue21792 : jours d'euphorie !
Devant la fontaine on plante l'arbre de la liberté, et comme la liberté prend vite racine, trois ans plus tard elle atteint 60 pieds de haut (18 mêtres ). Mais en 1795 pour que le vent ait moins de prise on raccoucit la liberté aux Salonais.
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En 1799, l'arbre de la liberté meurt, Jean Baptiste Boissin le remplace par un platane. A l'angle opposé sera planté un second platane.
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On peut encore actuellement admirer l'un et l'autre Le calme revenu, elle était la bienvenue pour les troupeaux de moutons et d'ânes transhumant vers les alpages, tandis que les bergers buvaient un bon vin perlant de sa rosée.
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Crousillat notre grand Félibre demeurait prés de la "belo grand-fouent espeloufido" (belle grande fontaine échevelée ). Plus tard, les coureurs du Tour de France exténués se précipitaient dans le bassin .
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Ce n'est qu'après la guerre de 40 que les concrétions calcaires, auxquelles se joint la mousse, vont souder les deux vasques, lui donnant sa forme de champignon si caractéristique qui l'a rendue unique au monde.
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 > La Collègiale Saint-Laurent 
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En 1882, le premier historien de Salon, Louis Gimon, écrit qu'au XIIIème siècle l'église Saint-Laurent était déjà fort ancienne. Mentionnée dans les statuts de la ville en 1293, elle était alors située hors des remparts de la ville.
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La première église, romane, devait avoir les trois premiers étages de la tour pour clocher. La seconde construction en reprend l'emplacement, en augmentant l'église « d'une longueur égale à celle du choeur et des deux chapelles du midi. ». C'est l'archevêque d'Arles, Jean de Cardonne, qui en pose la première pierre le 22 mars 1344.
 
A plusieurs reprises les travaux sont arrêtés, lors de l'épidémie de peste de 1348, puis d'une révolte des Salonais contre l'archevêque, et enfin des invasions des Grandes Compagnies vers 1358. La construction de l'église n'est achevée qu'au début du XVème siècle. Mais l'édifice s'écroule quelque temps après, et seul le clocher subsiste.
La troisième construction débute vers 1432, et en 1480 le monument est terminé. En 1499, l'évêque d'Ostie, légat du Pape Alexandre VI en Avignon, ordonne son érection en Collégiale, au vif mécontentement de l'archevêque Jean Ferrier qui l'entérinera finalement en 1515.
 
Au XVIème siècle l'église est incluse dans l'enceinte des derniers remparts de Salon. Cela ne la protége pas des assauts des troupes du Duc d'Epernon, au cours des guerres de Religions. Bien au contraire, elle est l'objet de violents combats dont elle garde encore des traces.
 
En 1791, des gardes nationaux d'un bataillon marseillais profanèrent dans l'église du couvent des Cordeliers le tombeau de Michel de Nostredame, plus connu sous le nom de Nostradamus. Le maire de Salon, Jean André David, fit alors transférer les restes du médecin-astrologue, son portrait et celui de son fils César, dans l'ancienne chapelle St-Roch de la Collégiale.

En 1794, David, toujours, s'opposa à ce qu'elle soit détruite. Il dut alors persuader les patriotes exaltés de son utilité pour la tenue de réunions populaires. L'église fut néanmoins vendue en 1795 comme bien national. Ce sont six citoyens1 qui l'achetèrent, dans la perspective du rétablissement du culte, ce qui se produira en 1804.
 
Jusqu'à la fin du XVIIIème siècle le cimetière de la commune occupait l'emplacement actuel du square de l'église. C'est Jean André David, qui le fit transférer sur un nouveau site, le cimetière St-Roch.
 
Au milieu du square a été érigée en 1867 la statue de Notre-Dame de Bonne-Espérance, encadrée des représentations de Moïse, Isaïe, Ezéquiel et David.
La Collégiale Saint-Laurent, monument de l'art gothique provençal, fut classée dès 1841, sous le règne de Louis-Philipppe.
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Deux sculptures qui retiennent particulièrement l'attention, proviennent de l'ancien couvent des Cordeliers de Salon. Une statue en albâtre de la Vierge, datant du XVIe siècle, et le groupe monolithe de la Déploration, datant vraisemblablement du début du XVIe siècle. Tous deux sont classés Monuments Historiques depuis 1911, ainsi que les 15 toiles représentant la vie du Christ.
 
On remarque également dans l'avant dernière chapelle du côté nord, un bas-relief de marbre. Il s'agit d'un ex-voto réalisé en 1478 au nom de Guillaume de Rix, seigneur de Cabardel, viguier d'Avignon et fondateur du Collège de la Croix. Il avait épousé une Salonaise, Marie Malteke, et avait exprimé le désir d'être inhumé en l'église st Laurent.
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La porte latérale est de style roman, la porte principale de style gothique flamboyant (ogive à crochets et fleurons). Les voûtes en croisées d'ogive sont caractéristiques du style gothique.Le plan est caractéristique du gothique provençal : une seule nef, des chapelles qui ne communiquent pas entre elles, une abside en forme de polygone.
 
La collègiale a subi très récemment (2008-2009) d'importants travaux sur le clos et le couvert. Les façades ont été complètement restaurées. Un chantier colossal de 2,5 M€.
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 > L'Eglise Saint Michel 
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L'église Saint-Michel est située près du château de l'Empéri, à l'intérieur de l'enceinte médiévale de la cité salonaise.
 
Ce monument, dit de style "transitoire" entre l'art roman et le gothique provençal, apparaît dès le début du XIIIème siècle aux côtés des églises Saint-Laurent et Sainte-Marie (ou Notre Dame).
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En 1241, l'archevêque d'Arles Jean Baussan y fait la promesse de ne pas aliéner le château de Salon. Ce serait là une des premières mentions du monument.
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Plus tard en 1293, un article des statuts de Salon interdisant de tirer à l'arc et à l'arbalète dans l'enceinte de la ville, mentionne également les églises Saint-Michel et Saint-Laurent. L'évêque Raymond de Mazan y aurait été sacré par l'archevêque d'Arles Bernard de Languissel en 1280.
 
Après la disparition de l'église Sainte-Marie vers le milieu du XIVème siècle, et jusqu'au début du XVème siècle, l'église Saint-Michel semble prendre beaucoup plus d'importance. Au cours de cette période, Saint-Laurent, qui se trouve extramuros, est en pleine reconstruction. Saint-Michel, qui est alors la seule église intramuros, bénéficie d'une nette augmentation des testaments en sa faveur.
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Pourtant, jusqu'à la fin du XVIIème siècle ses desservants seront nommés par ceux de Saint-Laurent. A priori, ses prêtres devaient probablement vivre sur place, car dès le XIVème, le sanctuaire était appelé "le cloître neuf".
 
Entre 1791 et 1796, l'église restera fermée. Vendue comme bien national, elle est achetée, le 28 Germinal de l'an III de la République, en même temps que la Collégiale. Un groupe de six citoyens s'en rend acquéreur pour le compte de la commune. Leur but était certainement d'attendre le moment où ces édifices retrouveraient leur fonction d'origine.
Au cours de sa longue existence, ce bâtiment a été plusieurs fois l'objet de travaux de remises en état et d'aménagements. La toiture et le dallage furent à maintes reprises retouchés. Lors du tremblement de terre qui secoua le pays salonais en 1909, la tour dite de "l'horloge universelle", fut fortement ébranlée, et dut être refaite.
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Si nous connaissons l'histoire de ce monument, du moins dans les grandes lignes, l' origine de sa construction est encore une énigme de nos jours. Grace à une étude monographique et architecturale, réalisée en 1992 par une archéologue, Nathalie Molina, nous avons une idée plus précise du déroulement chronologique de sa construction.
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Ce travail démontre que l'église a été édifiée en plusieurs phases et qu'elle a subi ensuite quelques transformations est un exemple typique de l'architecture gothique provençal.
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Il semble que les travaux aient débuté, dans un premier temps, par la construction de la façade avec son portail et des trois premières travées. En ce qui concerne ce portail l'étude met en doute, l'hypothèse d'un remploi du tympan.
La quatrième travée aurait été construite au cours de l'étape suivante. Suivie au dernier stade par l'élévation de l'abside au milieu du XIIIème siècle, mais cette datation reste incertaine.
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La tour octogonale et le clocher à arcades paraissent appartenir à la même campagne de travaux que l'abside. Il n'est pas possible de se prononcer de façon certaine sur la raison d'être de cette tour. Elle pourrait avoir eu pour usage, de permettre aux dignitaires de l'église d'accéder à la toiture, afin de pouvoir l'inspecter. Or, il semble que son escalier n'ait été construit qu'après 1423.
 
La pièce qui tient lieu de "transept" et les deux chapelles du coté sud, sont postérieures à la construction de la nef et de l'abside. De même, c'est après 1427 qu'intervient la construction de la tour de l'horloge et de son clocher, au sud de la première travée, près du portail principal. Il semble également que la porte latérale, récemment rouverte, avait été murée entre 1672 et 1677, peut-être pour l'installation de l'autel et du retable du "Purgatoire".
L'autel principal et son retable sont ceux de l'ancienne chapelle des religieuses Ursulines, ils ont été installés dans l'église pendant la période révolutionnaire. C'est en 1865, que la tribune de l'orgue fut installée au-dessus de la porte principale.
La plupart des objets, tableaux et sculptures conservés dans le sanctuaire sont inscrits ou classés au titre des Monuments Historiques.
Le monument, lui-même, est pour Nathalie Molina un exemple typique de l'architecture gothique provençal. Il a été classé en totalité le 27 Juin 1983.
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 > La statue Adam de Craponne 
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C'est par la délibération du 27 octobre 1850 que le Conseil Municipal décide de faire élever une statue à Adam de Craponne. Une souscription est ouverte dans tout le département et de nombreuses communes des environs s'y associent.
 
Un concours, organisé pour la sélection d'un artiste, permet finalement au sculpteur Ramus d'être retenu, et un arrêté préfectoral le désigne officiellement le 8 septembre 1852.
 
Le choix de l'emplacement soulève toutefois de nombreuses discussions : le Conseil municipal se prononce pour la place de l'Hôtel de Ville, et le préfet (qui tenait à la Place des Arbres, aujourd'hui Place Crousillat), finit par se laisser fléchir.
 
L'inauguration a lieu le 22 octobre 1854, lors d'une grande fête placée sous le signe de l'agriculture, sous le mandat de Fidèle Reynaud. Mais la municipalité de Salon tarde à tenir sa promesse d'inscrire sur le socle le nom des vingt communes qui ont contribué au financement du monument, et le préfet la rappelle à l'ordre, en 1859. Il envisage même d'inscrire ces noms à la place du quatrain « en patois » !
 
Ce poème en provençal est dû à Palamède Tronc de Codolet, poète salonais du XVIIe siècle (et non à Crousillat qui composa pour l'inauguration un poème beaucoup plus long, publié dans « La Bresco ») .
Voici le quatrain de Codolet :
« Abrado dé la sé, néquerido pécaïre, 
Seloun vezié passi soun maïgré terradou
Crapouno soun enfan li fagué trait de païre
Li larguet d'aïge a soun sadou ».

Ce qui signifie :
« Brûlée et anéantie par la soif, peuchère,
Salon voyait son maigre terroir se faner .
Craponne son enfant lui tint lieu de père
et lui donna de l'eau à satiété ».
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 > HISTOIRE DE LA PLACE MORGAN  
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I. Historique

 

HistoiredelaPlaceMorgan image1

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Située à l'entrée ouest de la ville, face à la Crau et à Arles, le vaste espace qui deviendra la future place Morgan était appelé à jouer un rôle important : en 1888, le marché aux bestiaux qui avait lieu sur la place Thiers (future Place De Gaulle) y fut transféré. 

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En 1932, ce fut le tour du marché agricole de gros de la Place des Platanes (cours Gimon). Devant l'importance croissante de celui-ci, la construction d’une halle fut décidée par la Délibération du 29 juin 1934.

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Histoire de la Place Morgan2

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Peu de lieux ont aussi souvent changé de nom : successivement appelée Place du marché aux bestiaux , Place de la Liberté (1892), et Place Garibaldi (1919), elle prend, par la délibération du Ier avril 1946, le nom de Place Morgan, en hommage à Jules Morgan, Résistant abattu par la Gestapo au Val de Cuech avec Marcel Roustan et Gaston Cabrier le 15 juin 1944.

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II. Autour de la Place Morgan

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Sur la partie sud de la Place, à l’emplacement du cimetière se trouvait l’hôpital des pestiférés, l’infirmerie Saint-Roch. A la Révolution, le maire David fit transférer les sépultures du square Saint Laurent dans le nouveau cimetière qu'il créa sur le site de l’ancien hôpital Saint-Roch.

 

A l’ouest de la place coulait un torrent nommé le canal Saint-Roch, aujourd'hui tari, qui faisait tourner quatre moulins à blé, de la route d’Eyguières à la Monaque. Le troisième moulin, dénommé moulin de la Cauquière sera démoli en 1919 pour dégager le boulevard Foch et permettre la création de la rue Massenet. La place était alors cernée par les canaux d’arrosage.

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En 1898, pour permettre un accès plus facile et supprimer les problèmes d’inondation, la commune décida de faire passer le canal en souterrain par un siphon. C’est par ce tracé que le canal de Craponne s’écoule toujours .

Histoire de la Place Morgan3

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Dans la seconde moitié du XIXe siècle , le quartier se développe : avant de prendre le nom de boulevard Foch, en 1918, le "chemin de Grans" s'appelle boulevard de la Gare, et les bâtiments publics s'ordonnent autour de la place :

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Histoire  de la Place Morgan-3

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Histoire de la Place Morgan5

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Plus tard, en 1965, on adjoindra à la caserne des pompiers un immeuble pour loger les soldats du feu. 

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Transformé en Maison des Associations en 1994, il sera démoli en 2012 après la mise en service de la MVA.

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III. Les projets successifs

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Depuis longtemps déjà, les municipalités successives projetaient de faire de ce vaste espace libre un lieu d'animation permanent pour revitaliser le centre ville .
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En 1988, le Service Départemental d'Incendie et de Secours s'édifie aux Viougues. La caserne des pompiers place Morgan est donc appelée à disparaître. La municipalité Francou souhaite créer à la place une grande salle des fêtes « L'Espace Morgan ».

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Après un concours d'architectes, les 4 projets sélectionnés sont soumis à référendum auprès des 16-24 ans. Mais en mars 1989, la municipalité Vallet remplace l'équipe Francou.

Elle reprend le projet d'aménagement en l'élargissant et crée par délibération du 9 septembre 1991 une Zone d'Aménagement Concerté pour un vaste complexe immobilier comprenant un hôtel, une galerie commerciale, des logements, des bureaux, un Foyer de Jeunes Travailleurs, un bowling, et bien sûr une salle des fêtes de 1200 places. C'est le projet SARXIAN qui est retenu.

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La salle des fêtes, ce sera l'espace Charles Trénet, inauguré le 15 avril 1995.
La première étape de l'aménagement de la place, c'est la construction de l'immeuble de bureaux Joly-Foch-Morgan (1992). Ensuite, c'est la jonction entre la place et le boulevard Jean Jaurès par le passage Bourdure, devenu passage Mendès France ( 1996 ).

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Mais c'est seulement à partir de 2008 que le projet d'aménagement de la Place Morgan prendra forme.

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Photo de la Place Morgan en travaux - Novembre 2013.

 

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 > Le Mémorial Jean Moulin 

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Ceremonie Souvenir Jean Moulin 83.

Situé sur la route Nationale 538 qui relie Salon-de-Provence à Sénas tout près du lieu où le résistant fut parachuté.
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L’œuvre du sculpteur Marcel Courbier, qui effectue là son troisième monument dédié à Jean Moulin, est sans aucun doute la plus aboutie. Le monument de Salon est tout à fait original et ne ressemble à aucun autre.

 

http://www.memorialjeanmoulin.fr/

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