[Vie Quotidienne]
Les moyens
 
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Direction de la santé, de l'environnement et de la citoyenneté
Immeuble le Renaissance
Place de l'Europe
13300 Salon-de-Provence
Tel : 04.90.45.06.30
Fax : 04.90.45.06.31 
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Du  lundi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 17h00
 
 
> Le Plan Local de Santé Publique.
 
C’est dans la continuité de son engagement historique en matière de Santé Publique comme dans le champ de la Politique de la Ville, et dans le contexte d’un fort partenariat avec les services de la DDASS notamment dans le cadre du PRAPS, que la Ville de Salon de Provence s’est trouvée sensibilisée à la mise en place des Ateliers Santé Ville dans le département. Elle y a été l’une des premières communes à manifester son intérêt pour le dispositif.
C’est à ce titre que s’est élaboré au travers de la volonté affirmée de la collectivité, le premier Plan Local de Santé Publique.
 
Qu’est-ce qu’un plan local de santé publique ?
Il s’agit d’un programme d’action en santé élaboré dans le cadre de l’Atelier Santé Ville.
La ville de Salon-de-Provence s’est dotée d’un Atelier Santé Ville en 2002 afin d’inscrire la santé comme priorité forte de la politique locale.
Le premier PLSP (2005-2008) a été construit sur la base de priorités déterminées grâce à la réalisation en 2003-2004, d’un diagnostic de santé partagé avec l’ensemble des acteurs sanitaires, sociaux et éducatifs locaux.
La contribution des institutions et associations a été essentielle dans la réalisation de ce plan, qui se doit également de prendre en compte la participation des habitants. La mise en œuvre du PLSP est planifiée sur 4 ans
 Depuis 2009, les priorités ont été remises à jour à partir d’une démarche de réactualisation du diagnostic. Les 5 axes thématiques du plan présentés ci-dessous s’inscrivent donc dans une programmation 2009-2012.
 
 
Les 5 axes thématiques prioritaires.
  • Axe1 : Analyse et suivi de la situation sanitaire et sociale avec pour objectifs de développer un observatoire local de la santé et du social, un réseau de structures alimentant des outils de recueil et de traitement de données objectives, la connaissance des publics et des problématiques socio-sanitaires, des espaces de communication et de concertation entre les professionnels de terrain, les décideurs et les habitants.
  • Axe 2 : Prévention et accès aux soins des personnes isolées en souffrance psychique avec pour objectifs de rompre l’isolement, de favoriser l’insertion sociale et les prises en charge, le rapprochement et la collaboration des professionnels des domaines sanitaires et sociaux et du public en structurant un réseau « santé mentale précarité », développer des actions collectives de prévention, d’éducation à la santé, accès aux soins et d'accompagner et soutenir l’émergence de dispositifs inter-institutionnels visant à améliorer l’accompagnement sanitaire et social du public.
  • Axe 3 : Hygiène de vie et prévention des conduites à risques avec pour objectif  de juguler l’augmentation du taux d’enfants en surpoids et du taux de caries dentaires et prévenir les conduites à risques des adolescents de coordonner et développer les actions d’éducation à la santé, de mettre en oeuvre sur l’ensemble des collèges des programmes de développement des facteurs de solidité et de protection et d'améliorer l’information sur l’utilisation des moyens de contraception et les pratiques de contraception.
  • Axe 4 : Troubles précoces de l’apprentissage et du comportement avec pour objectifs de développer des modalités de prise en charge et d'un suivi plus régulier des enfants repérés à risques de troubles d'apprentissage et du comportement, de coordonner les acteurs autour de la continuité repérage et d'accompagner les familles dans les démarches de diagnostic, de prises en charge spécialisées et de suivi.
  • Axe 5 : Améliorer les prises en charge des addictions par la coordination des dispositifs de soins et de prévention, afin de favoriser l'impulsion d'un réseau en addictologie en développant le partenariat et la collaboration entre les acteurs, d' améliorer la prise en charge résidentielle des usagers dans le parcours de soin et d'assurer le repérage et l'intervention précoce des "primo-usagers".
 
 
> Ville Active du Programme National Nutrition Santé.
 
Le PNNS c’est quoi ?
La mise en place d’une politique nutritionnelle est apparue, au cours des dernières années, comme une priorité de santé publique. Le rôle joué par la nutrition comme facteur de protection ou de risque des pathologies les plus répandues en France est de mieux en mieux compris, qu’il s’agisse du cancer, des maladies cardiovasculaires de l’obésité, de l’ostéoporose ou du diabète.
Même si la nutrition n’est pas le seul déterminant de ces pathologies, c’est un facteur sur lequel il est possible d’intervenir, collectivement et individuellement. Lancé en janvier 2001, le Programme National Nutrition Santé a pour objectif général l’amélioration de l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur l’un de ses déterminants majeurs : la nutrition.
La ville de Salon de Provence s'est engagée depuis plusieurs années à mettre en œuvre les axes déclinés dans le programme de cinq ans du PNNS 2 (2006-2010). Les orientations du PNNS s'inscrivent  dans les objectifs généraux de Santé Publique de la collectivité.
Les axes stratégiques du PNNS 1 (2001-2005).
  • Informer et orienter les consommateurs vers des choix alimentaires et un état nutritionnel satisfaisant.
  •  Éduquer les jeunes et créer un environnement favorable à une consommation alimentaire et un état nutritionnel satisfaisant.
  • Prévenir, dépister et prendre en charge les troubles nutritionnels dans le système de soins.
  • Impliquer les industriels de l’agro-alimentaire et la restauration collective ainsi que les consommateurs au travers des associations de consommateurs et de leurs structures techniques.
  • Mettre en place des systèmes de surveillance alimentaire et nutritionnelle de la population
  • Développer la recherche en nutrition humaine : recherches épidémiologiques, comportementales et cliniques.
  • Engager des mesures et actions de santé publique complémentaires destinées à des groupes spécifiques.
     
 
Les compléments stratégiques du PNNS 2 (2006-2010)
  • Prévention nutritionnelle
    Éducation et prévention : promouvoir des repères de consommation
    Agir sur l’offre alimentaire
  • Dépistage et prise en charge des troubles nutritionnels
    Dépistage et prise en charge de l’obésité infantile, adolescente et adulte
    Prévention, dépistage et prise en charge de la dénutrition
  • Mesures concernant les populations spécifiques
    Nutrition aux différents âges de la vie
    Les populations défavorisées
    Les personnes en situation de précarité
  • Mesures particulières
    Développement des programmes et actions locales
    Un logo fédérateur pour les collectivités territoriales (déclinaisons du logo PNNS)
    Développer des chartes avec les entreprises (actions en faveur de leurs salariés).
    Développer le volet nutrition des Plans régionaux de santé publique
    Développer le partage d’expériences
Pour en savoir plus : www.mangerbouger.fr

 
 
> Ville Santé de l'Organisation Mondiale de la Santé.
La ville de Salon de Provence est adhérente au réseau Français des Villes Santé de l'OMS depuis le 9 janvier 2008.
La politique de l’OMS se fonde sur une appréhension positive et très large de la santé qui la situe bien au-delà de l'absence de maladie. Dans cette conception dynamique et globale, chercher à améliorer la Santé pour tous et à réduire les inégalités, c’est s'attaquer aux facteurs qui se conjuguent pour que la santé se gagne ou se perde.
Ce sont aux conditions de vie, aux conditions de travail, à la qualité de l'environnement et des relations sociales, à la culture qu'il faut s'intéresser pour développer cette approche qui peut être considérée comme une socio-écologie de la santé.


La promotion de la santé intègre bien entendu les soins et la médecine, mais elle cherche à en élargir le champ en y associant prévention, éducation pour la santé, développement d'un milieu favorable, qu'elle englobe dans une dynamique commune.

Une Ville Santé de l'OMS, c'est quoi ?
C’est avant out un projet de promotion de la politique de la santé, qui s'inscrit dans la perspective du développement durable. Lequel s’appuie également sur les engagements pour la promotion de la Santé définis par la politique générale de L’OMS et par la Charte d’Ottawa.
Les objectifs et l’esprit de ces textes sont les références de base du mouvement Villes Santé.
Les buts dits « de la santé pour tous », de l’OMS décrivent les projets qui devraient être réalisés dans le domaine de la santé en Europe, autour de 5 grands thèmes :
- amélioration de l’état de santé général de tous,
- réduction des inégalités devant la santé,
- modes de vies favorables à la santé,
- qualité de l’environnement,
- offre de soins adaptés et accessibles.
Ces ojectifs  servent de base aux politiques de Santé Publique de la ville de Salon-de-Provence.
Cela nécessite différentes formes d’approche : promotion de modes de vie plus sains, protection de l’environnement et amélioration de la qualité des services de prévention, de traitement, de soins et de réadaptation.
On définit une Ville Santé comme une ville qui :
  • améliore constamment la qualité de son environnement,
  • favorise le développement d’une communauté solidaire et qui participe à la vie de la cité,
  • agit en faveur de la santé de tous et réduit les inégalités,
  • développe une économie diversifiée et innovante,
  • donne à chacun les moyens d’avoir accès à la culture et de réaliser son potentiel de créativité.
On reconnaît une Ville Santé à :
  • sa volonté de répondre aux besoins essentiels des citoyens (eau, nourriture, logement, travail, sécurité, statut social),
  • la qualité de son environnement,
  • la force de son tissu social,
  • l’utilisation la meilleure possible des ressources naturelles,
  • la richesse de la vie culturelle,
  • la vigueur et la diversité de son économie,
  • l'accés aux services publics et privés,
  • l’état de santé de la population.
 
Pourquoi avoir adhéré au Réseau français des Villes Santé ?
Les activités du réseau permettent à la ville d ’échanger leurs expériences locales et leurs outils de promotion de la santé, de travailler dans le cadre de conventions avec la Direction Générale de la Santé, d ’organiser des journées de réflexion, de formation, des colloques nationaux et internationaux autour de grandes thématiques de santé publique en relation avec l ’actualité, de divulguer au plus grand nombre les principes de la Charte d ’Ottawa et de la Santé pour tous, d ’entretenir un lien privilégié avec l’OMS.
 
67 villes et 2 communautés d'agglomération sont membres du Réseau Français des Villes Santé de l'OMS.
 
Pour en savoir plus : http://www.villes-sante.fr
 
> Hygiène alimentaire
 

La réglementation concernant l'hygiène alimentaire correspond au Règlement Sanitaire Départemental (Titre VII Articles 125 à 152) et à deux arrêtés distincts :
  • Arrêté du 9 mai 1995 relatif à l'hygiène des aliments remis directement aux consommateurs : concerne notamment les commerces alimentaires, restaurants et traiteurs, boulangeries, productions fermières, les commerces sédentaires et non sédentaires type marchés forains, auberges,…
  • Arrêté du 29 septembre 1997 fixant les conditions d'hygiène applicables dans les établissements de restauration collective à caractère social (publics ou privés) : concerne notamment les restaurants administratifs ou d'entreprises, la restauration scolaire universitaire ou liée à tout établissement d'enseignement, les restaurants hospitaliers, foyers 3ème age, crèches, foyers d'accueil ou de bienfaisance, camps ou centres de vacances, et établissements pénitentiaires.
Les cuisines approvisionnant ces établissements sont également assujettis à ce texte.
On note également que l'Union Européenne modifie la réglementation actuelle sous forme du « pack hygiène », transposant les directives européennes en deux règlements:
  • le règlement (CE) n°852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires
  • le règlement (CE) n°853/2004 du 29 avril 2004 fixant les règles spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale
Ces deux règlements sont entrés en vigueur depuis le 1er janvier 2006 mais n'ont pas encore été transposés en droit français sous formes d'arrêtés, ceux-ci devant modifier ou compléter les arrêtés du 9/05/95 et du 29/09/97.
 
Les inspecteurs de salubrité de la Direction de la Santé, de l'Environnement et de la Citoyenneté sont habilités à effectuer des visites dans les établissements soumis à ces textes, afin de vérifier la conformité aux normes réglementaires. Ils conseillent les responsables, peuvent mettre en demeure d'effectuer les adaptations nécessaires, et verbalisent le cas échéant.
Le service a également une mission d'information du grand public et de promotion des bonnes pratiques d'hygiène, afin d'assurer la santé publique.

La DESC a enfin un rôle incitateur auprès des restaurants collectifs pour promouvoir le goût, la diversité alimentaire et les produits frais.